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30 juin 2009

Atelier d'écriture...

1994 : atelier d’écriture interactif, première

avant le projet BNF...
Pas facile de se discipliner à travailler, l’été, quand on se met hors connexion. Se laisser glisser vers un peu plus de lecture, de prise de notes, de pistes pour d’éventuelles constructions de textes. Et pourtant s’atteler à ce qui se profile en septembre, grosse vague de textes pour publie.net, et, parmi les projets qui commencent à prendre de la place sur la ligne d’horizon, l’atelier en ligne Ecrire la ville avec la BNF.

Bien sûr, dès que c’est prêt, on en parle en détail ici. En gros : quatre « univers » de cinq propositions d’écriture, soit vingt au total, qui s’activeront progressivement, dans un degré de complexité accrue, d’octobre à avril. Pour chaque proposition d’écriture, le texte d’appui et la consigne principale, mais aussi les différentes variantes pour utilisation selon les différents publics. Mais l’équipe de la BNF (merci Françoise Juhel et Arnaud Laborderie, collaboration aussi du graphiste Jef Aérosol) proposera chaque fois une vidéo d’un auteur contemporain (nous solliciterons aussi bien Jacques Roubaud et Valère Novarina que Gwenaëlle Stubbe ou Charles Pennequin, Pierre Bergounioux, Chloé Delaume etc).

D’autre part, même principe que pour Ecrire la mer en 2004, les propositions sont rendues accessibles par avance à différents groupes ou enseignants pratiquant déjà les ateliers d’écriture, et leurs séances serviront de pilotes et d’appui à ceux qui nous rejoindront en ligne.

Un « wiki » sera mis en place qui permettra, avec la plus grande facilité, aux enseignants et groupes de présenter et mettre en ligne, proposition par proposition, les travaux réalisés. Nous serons bien sûr présents pour les y aider.

Déjà de nombreux partenaires : des réseaux d’ateliers d’écriture (Cherbourg, Lisieux…) un foyers de jeunes travailleurs en périphérie bordelaise, des établissements scolaires, collèges, lycées professionnels de Pau à Sélestat, ou bien sûr mes propres interventions à Bagnolet ou avec Noirlac. Mais aussi – nous en sommes très heureux – des départements de français d’universités étrangères (Rome, Tokyo, Kiel…), ou le réseau d’enseignants des lycées français d’Asie et Pacifique, qui mettra parallèlement en place un blog audio. Dès à présent, signalez-vous (mail TL) pour recevoir la lettre d’info.

le projet "L’atelier" de 1994
Alors, à qui s’adresse le texte ici présenté, et quel rapport ? Aucun. Juste que ce site devient progressivement pour moi, à mesure qu’il devient l’expérience d’écriture en temps réel, le lieu aussi des archives, du chemin. Je n’avais jamais réouvert ce fichier depuis très longtemps. C’est en faisant du nettoyage d’été dans le disque dur que j’ai voulu l’éliminer, et que, finalement, il viendra prendre sa place, ici, dans le site.

En 1994, l’Internet existe, bien sûr, mais pas pour moi. Encore 2 ans avant la première connexion. Mais j’ai déjà un ordinateur portable (mon premier, un MacIntosh PowerBook 145, écran noir et blanc, disque dur 45 Mo), et je viens d’y adjoindre le ronflement d’un lecteur externe de CD-ROM.  Je manipule correctement mon traitement de texte Word (qui a si peu évolué depuis), mais je découvre les possibilités sur le Mac des « piles » Hyper-Card. Je me procure le logiciel de référence pour les bases de données, 4D First. Les premières expériences sont démoralisantes : on ne voit rien du résultat, on nage. Un peu comme en ce moment dans l’apprentissage InDesign. Mais, quelques semaines plus tard, j’amorce deux « bases » de ressources avec mots-clés et liaisons transverses : une incluant les propositions d’écriture que j’utilise, une autre constituée de citations de Saint-Simon.

A l’époque, mon expérience principale en ateliers d’écriture (merci Line Colson et Nadine Etchéto), c’est la Boutique d’écriture de Montpellier-La Paillade. Mais je collabore tous les ans avec le Salon du Livre de jeunesse de Montreuil (merci Henriette Zoughebi), et je commence mes premiers stages d’enseignants (à Tramelan, en Suisse, merci Deta Hadorn-Planta). J’ai bossé des nuits et des nuits sur ce mince projet de 32 pages dans sa version initiale. J’étais en colère contre un CD-ROM vendu par Microsoft sous le titre L’écrivain en herbe, et en même temps très excité par les réalisations scientifiques, CD-ROM de découverte de l’espace…

Je l’ai présenté d’abord aux éditions Hatier, avec qui j’avais réalisé deux livres, puis fait pas mal circuler. On ne s’est pas moqué de moi parce qu’on n’ose pas, mais aucune réponse. L’informatique, comme on disait avant de dire le numérique provoquait plutôt méfiance et crainte.

Ça n’a pas été du travail perdu : en 2000, paraîtrait la première édition de Tous les mots sont adultes, et sa réédition augmentée en 2005 (4ème tirage à ce jour), ou les prolongements et accompagnements rassemblés en ligne dans Apprendre l’invention. Si je mets ce texte en ligne, c’est pour la curiosité que c’est, à distance, de constater le temps que mettent les idées à mûrir. La permanence de ce qu’on formule d’un côté, la complexité accrue qu’on développe de l’autre.

Ainsi, j’utilise sans doute moins de propositions d’écriture (ma base de 1994 en comptait 80…) mais mieux organisées pour aller vers des systèmes d’écriture plus complexes. Par contre, la façon dont sur ce CD-ROM imaginaire s’associaient les propositions, les textes d’appui, les ressources complémentaires, les textes produits, c’est déjà l’amorce de ce que nous permettrait Internet.

de l’utilité des archives, ou archéologie de soi-même
Si je mets cela en ligne, donc, c’est plutôt pour cette surprise : en quoi nous étions prêts à Internet avant sa possibilité technique. C’est un débat d’aujourd’hui, notamment pour ce qui concerne le livre numérique. Le texte intégral de ce projet, juste remis en forme pour lisibilité écran, via feuilletoir ci-dessus, et l’archive : télécharger L’Atelier, projet interactif, dans son exacte présentation de 1994 (il y a même mon adresse d’alors et mon téléphone, quand je me servais encore du téléphone).

Si tout ça ne vous intéresse pas plus que ça, pardonnate mi disait Rabelais, et revenez quand même sur tiers livre pour autre chose : là c’est juste de l’archive perso, pour seul plaisir de notre archéologie numérique. Petit regret : ne pas avoir rencontré à l’époque les bonnes personnes, par exemple Alain et Virginie qui travaillaient dans ces directions chez Hachette…

Et rendez-vous à tous bientôt pour l’atelier Ecrire la ville avec la BNF.

© François Bon, le blog|journal _ 10 août 2008

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1363

29 juin 2009

Mahmoud Darwich

Mahmoud Darwich



Récital Mahmoud Darwich - Odéon Théâtre de l’Europe, Actes Sud / Odéon / France Culture, 2009


Anthologie poétique (1992-2005),
Paris, Babel, 2009


La Trace du papillon,
Paris, Actes Sud, 2009


Comme des fleurs d'amandiers ou plus loin,
Paris, Actes Sud, 2007


Entretiens sur la poésie,
Paris, Sindbad/Actes Sud, 2006


Ne t'excuse pas,
Paris, Sindbad/Actes Sud, 2006


Etat de siège,
Paris, Sindbad/Actes Sud, 2004



Murale,
Arles, Actes Sud, 2003



Le lit de l'étrangère
Arles, Actes Sud, 2000



La terre nous est étroite,
et autres poèmes
,
Paris, Gallimard, 2000



La Palestine comme métaphore,
Paris, Sindbad/Actes Sud, 1997



Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ?
Arles, Actes Sud, 1996


Au dernier soir
sur cette terre
,
Arles, Actes Sud, 1994



Une mémoire pour l'oubli,
Arles, Actes Sud, 1994



Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de
Poèmes palestiniens
,
Paris, Cerf, 1989


Plus rares sont les roses,
Paris, Minuit, 1989



Palestine, mon pays :
l'affaire du poème
,
Paris, Minuit, 1988



Rien qu'une autre année,
anthologie 1966-1982
,
Paris, Minuit, 1988


Les poèmes palestiniens,
Paris, Cerf, 1970



Allocutions & textes de Mahmoud Darwich


Ahmad al Arabi
Opéra poétique écrit par Mahmoud Darwich
Composé et dirigé par Marcel Khalifé


Et la terre, comme la langue
un film de Simone Bitton
et Elias Sanbar


À propos de
"Mahmoud Darwich dans l'exil de sa langue"


Etudes, textes, critiques
sur Mahmoud Darwich



Livres en anglais


La revue
al-Karmel








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Entretiens sur la poésie

(avec Abdo Wazen et Abbas Beydoun)

Les cinq entretiens avec Abdo Wazen ont été publiés dans le quotidien arabes de Londres Al-Hayât, en décembre 2005.
Celui avec Abbad Beydoun a paru
dans le quotidien de Beyrouth As-Safir, le 21 novembre 203


Avec l’accord de l’auteur, de très légères modifications ont été apportées au texte pour le rendre plus accessibles aux lecteurs français


Traduits de l’arabe (Palestine) par Farouk Mardam-Bey



Actes Sud, Collection "Mondes Arabes", octobre 2006


Présentation de l’éditeur :

Dans ces cinq entretiens avec le poète libanais Abdo Wazen, Mahmoud Darwich apporte de précieuses informations sur sa vie et son œuvre, et notamment sur ses derniers recueils marqués à la fois par un renouvellement thématique et par une grande exigence formelle. Prolongeant son précédent livre d’entretiens, La Palestine comme métaphore, il précise ses positions sur l’engagement politique de l’écrivain, rend hommage à quelques grands poètes européens du XXe siècle, aborde sa production poétique arabe depuis le début des années 1950 jusqu’à nos jours et, surtout, explique comment naît un poème, à partir d’une idée, d’une sensation, d’une image ou d’une cadence. L’ensemble est sous-tendu par sa lancinante réflexion sur la frontière ténue entre la poésie et la prose.

L’entretien avec Abbas Beydoun complète ses propos sur le métier de poète et sur les débats qui agitent la scène poétique arabe.

- - - - - - - - -

Extraits

Abdo Wazen – Comment réagissez-vous quand on vous considère comme le poète d’une cause, "le poète de la résistance", ou "le poète de la Palestine" ?

Mahmoud Darwich – Je n’y peux rien, sinon dire et répéter que je refuse d’être enfermé dans cette appellation. Certains, qui me qualifient de la sorte, le font innocemment : ils sont solidaires du peuple palestinien et croient honorer ma poésie en l’identifiant avec la cause de ce peuple. En revanche, il existe des critiques littéraires pervers qui cherchent à dépouiller le poète palestinien de se attributs poétiques et à la réduire à un simple témoin.
C’est un fait : je suis Palestinien, un poète palestinien, mais je n’accepte pas d’être défini uniquement comme le poète de la cause palestinienne, je refuse qu’on ne parle de ma poésie que dans ce contexte, comme si j’étais l’historien, en vers, de la Palestine.

Abdo Wazen – Mais vous êtes un poète-symbole, que vous le vouliez ou non !

Mahmoud Darwich – Tous les poètes voudraient que leur voix exprime des préoccupations collectives, mais peu parviennent à ce que leur poésie se transforme, aux yeux du public, en symbole. Je n’ai pas cherché cela. Je dois mon statut particulier aux circonstances, à la chance.
Je n’ai donc nullement cherché à devenir, ou à rester, un symbole de quoi que ce soit. J’aimerais, au contraire, qu’on me libère de cette charge très lourde. Certes, je me sens honoré par le fait que ma voix se multiplie, que mon "moi" poétique dépasse ma personne pour incarner un être collectif. Quel poète ne souhaiterait pas que se poésie connaisse une large diffusion ? Je ne crois pas les poètes qui mesurent la qualité d’une poésie à l’aune de son "splendide isolement". La diffusion, grande ou petite, d’une poésie n’a rien à voir avec sa qualité littéraire.
L’idéal serait de réunir qualité littéraire et grande diffusion. Sinon, à quoi servent les lectures publiques ? Et pourquoi publier des livres si l’on peut se passes des lecteurs ? 

Abdo Wazen – Vous avez dépassé la soixantaine, mais vous ne cessez de rajeunir sur le plan poétique ?

Mahmoud Darwich – Mon secret n’est pas si compliqué.

Abdo Wazen – Il n’est pas simple non plus !

Mahmoud Darwich – Je ne dis pas qu’il est simple d’un point de vue littéraire, mais il l’est dans ma manière d’en parler.
D’abord, je ne me satisfais jamais de ce que j’écris et je suis perpétuellement en quête d’un nouveau langage qui permette à ma poésie de devenir … plus poétique, si je puis dire. J’essaie sans relâche d’alléger la pression qu’exerce le moment historique sur mon écriture poétique sans pour autant ignorer ce moment.
Ensuite, je ne crois pas aux applaudissements. Je sais qu’ils sont passagers, trompeurs, et qu’ils peuvent détourner le poète de la poésie. Je suis en fait hanté par cette idée parce que je n’ai pas encore écrit ce que je voudrais écrire. Vous me demanderez : "Et que voulez-vous écrire ?" Et je vous répondrai : "Je n’en sais rien !" Je me meus dans une contrée inconnue, à la recherche d’un poème qui soit capable de dépasser ses conditions historiques, de vivre dans un autre temps. Voilà ce que je cherche, mais comment parvenir à l’expliciter ?
Il n’y a pas de réponse théorique à cette question. La réponse se situe forcément dans la création poétique elle-même. Tout ce qu’on dit à propos de la poésie n’a de sens que s’il est réalisé effectivement, dans l’écriture poétique. Je suis toujours inquiet, insatisfait de ce que je fais, et c’est là mon secret.
Je vous dis en toute sincérité : je ne lis jamais ma poésie, je ne la relis pas, si bien que je l’oublie. Cependant, avant de la publier, je ne cesse de la réécrire et de la polir. Une fois le recueil édité, je considère qu’il ne m’appartient plus, qu’il appartient désormais aux lecteurs et aux critiques.
La questions la plus difficile que je me pose alors est la suivante : que faire maintenant ? Je me sens totalement démuni, habité d’une inquiétude existentielle. Serai-je capable d’écrire de nouveau ? Chaque fois que je publie un livre, j’ai l’impression que c’est le dernier.

(...)

- - - - - - - - -

Abbas Beydoun – Selon Char, la perte du sens est inacceptable, non seulement au plan poétique, mais aussi au plan moral. Il est inacceptable de parler avec l’intention de ne rien dire qui ait un sens, en visant le non-sens. Malgré cela, je me demande si le problème est celui de l’existence du sens ou de la possibilité de l’accueillir.

Mahmoud Darwich – Dans notre vie contemporaine, le sens se meurt et disparaît, c’est pourquoi la poésie cherche à opposer son propos non-sens au non-sens extérieur. J’ai aujourd’hui plus tendance qu’auparavant à proclamer notre droit à l’absurde et au ludique. C’est peut-être la réponse esthétique la plus adéquate au désordre ambiant, bien plus que la recherche du non-sens. Donner à la vie un sens absurde est une option philosophique, être nihiliste est un choix qu’on peut respecter  ou non, mais là n’est pas la question. Le sens est-il possible ? La poésie doit faire comme si cette possibilité existait réellement. L’être humain doit y croire, sinon nous sombrons dans un nihilisme absolu. S’il pense que le sens est impossible, cela signifie ma mort de la volonté, l’anéantissement physique et peut-être métaphysique.

Abbas Beydoun – Que pensez-vous de la définition de la poésie comme "parole en images" ? A quel point est-ce exact si l’on compare la poésie … à l’astronomie ?

Mahmoud Darwich – Depuis les premiers textes poétiques oraux jusqu’à nos jours, nous ne connaissons pas de définition de la poésie qui soit valable pour tous les temps et tous les lieux. On dit que la poésie se définit par son contraire. Mais quel est le contraire de la poésie ? On répond que c’est la prose et on ajoute que la différence entre poésie et prose est que la première se fonde sur la métaphore. Mais la prose, elle aussi, peut recourir à la métaphore. La différence réside-t-elle alors dans l’imaginaire ou dans le rythme ? La prose n’en est pas exempte. En fait, on ne définit pas de la sorte la poème mais le poétique. La vraie question est de savoir comment le poétique se réalise dans le poème. Je pense que les images sont une condition nécessaire mais non suffisante. Le poétique ne se réalise que par l’architecture du poème et son système rythmique – et chaque poète a évidemment les siens propres. Quand je lis un recueil de poèmes, je tente d’abord de bien les comprendre.
Dans le monde arabe, les poètes de la période intermédiaire qui a suivi celle des "pionniers" avaient tendance à surcharger les poèmes d’images, y compris d’images gratuites qui n’avaient aucune fonction esthétique et ne relevaient d’aucune logique structurelle. Ce genre d’images épuise le poème et rebute le lecteur. 

Abbas Beydoun – On a négligé autre chose encore dans le poème arabe moderne, et qu’il faut remettre à l’ordre du jour : le thème. Il y a des poètes qui pensent que le poème ne doit pas en avoir, ce qui fait qu’il devient son seul et unique thème. Il dit qu’il est poème, ou dit la langue et se redit …

Mahmoud Darwich – Cela est lié à l’absence du sens dont nous avons parlé précédemment. A vrai dire, le thème du poème ne m’importe pas mais la manière de l’aborder. Le thème est le corps du poème, et celui-ci, lorsqu’il en est dénué, ne fait que se contempler.

Abbas Beydoun – Est-ce donc la qualité des images qui crée le thème ?

Mahmoud Darwich – Non, mais leur qualité. Nous disons parfois d’une poésie qu’elle est belle tout en constatant qu’elle n’a pas de thème. Ses subtilités esthétiques et ses rythmes le remplacent dans notre esprit comme c’est le cas en musique.

(...)



 

Chantars no pot gaïre valer
Si d'ins del cor no mov lo chans
Bernard de Ventadour

28 juin 2009

Aimez-vous Perec?

Moi, j'adore. Ci-dessous, le début d'un article, avec une magnifique reproduction qu'on aimerait bien voir en plus grand ! Lire tout l'article :
 
Manet van Montfrans / Georges Perec: visite au cabinet du falsificateur

 

 

retour remue.net
retour pages Perec de remue.net


"Cabinet d'amateur", de Guillaume van Haecht - une tradition picturale sur laquelle s'est appuyé Perec pour le tableau imaginaire de 1913 élaboré pour Un cabinet d'amateur: Perec le trouve dans un livre de 1957 présentant 200 tableaux du même type - mais une description écrite des toiles exposées fait que ce tableau devient une clé référentielle pour la fausse collection Raffke: c'est tout l'intérêt de l'enquête de Manet van Montfrans, entre le dossier génétique de La Vie mode d'emploi et celui du Cabinet d'amateur - une incursion en profondeur dans l'invention de Georges Perec

Manet van Montfrans enseigne à l'Université d'Amsterdam. Le texte ci-dessous est paru sous le titre : Georges Perec, d'un cabinet d'amateur à l'autre dans : Etudes romanes no 46, Georges Perec et l´histoire. Actes du colloque international, Université de Copenhague (du 30 avril au 1er mai 1998), Steen Bille Jørgensen et Carsten Sestoft (éds.), Copenhague, Museum Tusculanum Press, 2000, 105-129. Merci à Hans Peter Lund, directeur des Etudes Romanes, de son autorisation pour la reprise de ce texte.

Cet article est une version réduite du chapitre concernant Un cabinet d'amateur de la thèse de doctorat de Manet van Montfrans, publiée sous le titre Perec, La Contrainte du réel, sur site des éditions Rodopi (et possibilité de le commander).

à lire sur le Net : épuisement du roman et expérience du temps dans Un cabinet d'amateur, par Christelle Reggiani

on rappelle que les Entretiens et conférences de Georges Perec, dont plusieurs sont cités ci-dessous, sont parus en 2003 aux éditions Joseph K., en 2 volumes, édition critique établie par Dominique Bertelli et Mireille Ribière

contact avec Manet van Montfrans via le site

 

26 juin 2009

Bye bye Bambi...

Michael Jackson est mort !

Michael Jackson est mort !

Pure People - il y a 6 heures 8 min

Michael Jackson est mort ! Une nouvelle incroyable, inimaginable, à laquelle personne ne s'attendait ! Agé de 50 ans, lcelui qu'on surnommait le Roi de la pop

Lire tout : http://fr.news.yahoo.com/fc/michael-jackson.html 

Un phénomène de la chanson, du show bizz, de la danse... Il a marqué la scène du XXème siècle pourrissant.O.

 

06:29 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (0)

25 juin 2009

En avant, toute !

lundi 22 juin 2009

LE PRINTEMPS MÛRIT LENTEMENT


Ferruccio Brugnaro est né à Mestre en 1936 et vit à Spinea. Poète autodidacte très engagé socialement, il a gagné sa vie en travaillant comme ouvrier à partir des années cinquantes. Pendant de nombreuses années il a fait partie du Comité d’Entreprise de Montefibre – Montedison et, durant plusieurs décennies il a été un des protagonistes du mouvement ouvrier.
En 1965, il commence à distribuer dans les quartiers, les écoles, parmi les travailleurs en lutte, ses premiers polycopiés de poésie, récits et réflexions. Il est l’un des premiers en Italie à diffuser la poésie sous forme de tracts. Ses œuvres ont été publiées dans de très nombreuses revues.

« L’amour et la poésie ne s’achètent ni ne se vendent dans aucun supermarché. Le marché n’existe pas pour la poésie et l’amour. La femme et l’homme ont encore en mains ces formidables instruments pour combattre chaque forme d’exploitation d’un cercle restreint de personnes sur d’autres, de peuples sur d’autres peuples entiers. Les extraordinairement dures actions de la femme et de l’homme, avec le soutien déterminant de la poésie et de l’amour, abattront toutes les violences et toutes les guerres d’aujourd’hui et de demain. Résistance millénaire de l’amour… Les luttes âpres, acharnées, de l’amour et de la poésie sauveront le monde. Cette nécessité, vivre la vie et construire un futur fait de vie en commun et de fraternité entre tous les êtres humains, grandira. Et entre les êtres humains et la nature, libérées d’atroces insultes, d’aberrantes dégénéréscences. » (In L’Arme de l’écriture, Grenoble, n°26, sept 2000).


Ferruccio Brugnaro a été traduit en anglais, allemand espagnol… Le poète étatsunien Jack Hirschman, a traduit une anthologie (Fist of sun, édition Curbstone, 1998) et un recueil (Portrait of woman, 2005).

Trois livres de Ferruccio Brugnaro ont ce jour été traduits en français :
- LE PRINTEMPS MÜRIT LENTEMENT (Editinter, 2002), préfacé et traduit par Jean-Luc Lamouille. Cet ouvrage regroupe un choix de poèmes issus de différents recueil, une anthologie, en quelque sorte.

- ILS VEULENT NOUS ENTERRER ! (Editinter, 2007) Poésie bilingue, traduit de l'italien par Béatrice Gaudy avec une postface d'Andrea Zanzotto
- Portrait partiel de Maria (Editions Associatives Clapas, 2007) bilingue italien/français, traduit par Béatrice Gaudy et Jean-Luc Lamouille
Source :
 
excellent, ce blog "détourné en revue de poésie". Vous y trouverez, en très bonne compagnie (Rimbaud, Pound, Apollinaire et bien d'autres...) nos amis Didjeko et Marion Lubréac. Allez y voir, si vous ne me croyez pas !

24 juin 2009

Connaissez-vous Marc Levy ?

Dimanche 21 Juin 2009
> L'homme qui valait des millions
> Par Soazig QUEMENER
> Le Journal du Dimanche
>  Chaque année, il déboule au printemps. Barbe de trois jours surune éternelle dégaine de gentleman farmer, le mastodonte de l'édition, Monsieur "au moins 400 000 ventes en France" est arrivé à Paris cette semaine. Marc Levy y accompagne la sortie de son neuvième roman, Le Premier Jour, qu'il lâchera en pâture à ses fans jeudi. Lui que ses plus fervents contempteurs reconnaissent "timide", avoue son "trac".
>
>
> Le Premier jour, le dernier roman de Marc Levy sort jeudi en librairie. (Maxppp)
> Sur le même sujet
> Ceinture verte verte
>
> Trac devant ses lecteurs, mais aussi appréhension de se présenter une nouvelle fois devant ce pays qui le plébiscite sans savoir vraiment l'apprécier. Quand ils ne l'ignorent pas, les critiques ne sont jamais vraiment tendres avec cet ancien architecte, auteur à 38 ans d'un premier livre, Et si c'était vrai..., repéré avant sa parution par Steven Spielberg. Une comédie fantastique très grand public, phénomène éditorial puisqu'elle sera le roman le plus vendu en France l'an 2000! Entre-temps, Marc Levy a publié sept romans qui tirent leur popularité d'un savant dosage entre dialogues (fréquents), descriptions (succintes) et rebondissements (multiples). Clé du succès qui lui a ouvert les pages people des magazines. On y découvre que l'homme est pudique, qu'il a épousé en secondes noces une jeune journaliste française, qu'il adore le jus de tomate...
>
> Les curieux repasseront, le romancier n'aime décidément pas se livrer. Sur la naissance de sa vocation tardive, alors qu'il occupait sa vie professionnelle à l'agencement de bureaux, il sert toujours la même histoire. A la virgule près. Celle d'un papa qui voulait laisser un souvenir à son fils, un roman qu'il lirait quand il serait grand. Il se met à écrire. Sur les conseils de sa soeur scénariste, il expédie son manuscrit chez Robert Laffont... On connaît la suite.
>
> Son père était un dirigeant de la CGT: "Il m'a appris que ego et humour cohabitaient mal"
>
> A 48 ans, Marc Levy est devenu, au même titre que Johnny Hallyday, l'un des monuments français. "Chaque année, note l'écrivain et critique Philippe Besson, il vend 500 000 exemplaires de son livre grand format, et l'année suivante, il en écoule autant en poche. Normalement, un best-seller en littérature, c'est 30 000 exemplaires. Tous les ans, il reproduit, version papier, le succès de Bienvenue chez les Ch'tis!" Lors de la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait d'ailleurs demandé à rencontrer le conteur, balançant cette réplique qui allait faire les riches heures de L'Aube, le soir ou la nuit, le roman de la dramaturge Yasmina Reza: "Moi, je regrette, un type qui vend des millions d'exemplaires cela m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier."
>
> Monument? L'intéressé secoue la tête. "Mon père m'a appris que ego et humour cohabitaient mal, affirme-til. Or l'humour, c'est ce qu'il y a de plus important dans la vie. Pour moi, tout cela, c'est juste un grand bonheur." Figure écrasante de Raymond Levy, 85 ans aujourd'hui, autrefois colleur d'affiches pour Henri Krasucki, ancien directeur de La Vie ouvrière, dirigeant de la CGT jusqu'en 1992. Un père si discret sur son passé de résistant que son fils a dû reconstituer lui-même son histoire dans un roman: Les Enfants de la liberté. Marc Levy clôt le chapitre: "Je n'ai pas été élevé dans la culture du compliment."
>
> Ce sont donc ses groupies qui les lui servent. Sur les forums, ses lectrices comptent les jours avant la sortie de son prochain livre ou guettent ses monstrueuses séquences de dédicaces en province. Né à Boulogne-Billancourt, le romancier se fait en effet assez rare sur le sol français. Après neuf années passées à Londres, il vient de poser ses valises à New York. Parce qu'il avait "envie de changer". Parce que l'Atlantique n'était pas de trop entre lui et ce qu'il appelle "le microcosme". Aux Etats-Unis, il assume sans complexes son statut d'écrivain mondial, traduit en 41 langues. Un auteur qui selon les calculs d'un de ses amis, appliquant le coefficient multiplicateur de trois lecteurs par livre, a déjà touché 51 millions de personnes dans le monde! Dans son pays natal, c'est une autre affaire. Marc Levy le constate, lucide: "Ici, être écrivain, c'est un titre. Et un titre, lâche-t-il comme un appel du pied, on ne se l'accorde pas à soimême!" Philippe Besson, reconnaît l'injustice: "Son succès le condamne pour toujours à l'ostracisme de la critique littéraire. Pour elle, il est uniquement un vendeur de livres."
>
> "Pour la critique litéraire, il est uniquement un vendeur de livres"
>
> Preuve que cela le travaille, Marc Levy en a d'ailleurs parlé - entre world writers on se comprend - avec Paulo Coelho, l'auteur, entre autres, de L'Alchimiste, qui a fêté en octobre dernier son cent millionième livre vendu à travers le monde. "C'est tout le problème de l'image, expose-t-il. Chaque roman que j'écris est différent et pourtant on continue à dire que je ne fais que des comédies romantiques!" S'intéresse-t-il aux critiques ? Oui, si elles ne l'éreintent pas trop. Il dit se "marrer" quand elles le massacrent. "Einstein disait qu'il est plus difficile de se débarrasser d'un préjugé que d'une maladie", confie-til en soupirant. Puis il s'emporte: "En même temps, il y a une hypocrisie extraordinaire. S'il n'y avait pas tous ces auteurs de littérature ordinaire, les maisons d'éditions couleraient." Histoire dramatique qui pourrait tenir lieu de pitch à l'un de ses romans. Celle d'un auteur qui a le monde à ses pieds mais auquel la rive gauche parisienne résiste.
>
> Un Saint-Germain-des-Prés honni qui, pourtant, ne cesse de l'aimanter. Quand Marc Levy revient dans la capitale, il déjeune dans l'un des QG de Bernard-Henri Lévy et Philippe Sollers, à deux pas de l'auguste maison Gallimard. Comme s'il cherchait sinon à goûter au plaisir de plastronner au coeur de la République des lettres, du moins à celui de ne pas renoncer. Jouer à "Et si c'était vrai..."Dans le scénario, cet auteur aurait un concurrent de plus en plus sérieux. Car oui, un caillou s'est glissé cette année dans la Clarks de l'auteur de Vous revoir (700 000 exemplaires en France). La bouille ronde de Guillaume Musso se profile. A 35 ans, ce professeur d'économie lui vole depuis quelques mois (avec Abus de pouvoir, de François Bayrou), la première place des ventes. Magnanime, Levy se réjouit du succès de son challenger mais regrette néanmoins "l'obsession mimétique de son éditeur", qui a choisi, pour le dernier Musso, "la même vaseline" que celle de son avant-dernier-livre, Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites.

23 juin 2009

On a raté ça !

 

 

Comme on en a raté d'autres ! on va essayer d'être plus vigilants, promis ! O.

 

 

Festival du premier roman nouvel opus, nouvelle formule, nouveau succès.

Chambéry a connu quatre jours d’une intense animation autour du livre, de la lecture, de l’écriture de romans par la présence de dix-sept nouveaux auteurs et le retour de quatre écrivains confirmés. Présence aussi de plus de mille jeunes lecteurs, collégiens et lycéens, avides de rencontrer ces auteurs avec lesquels ils avaient correspondu pendant l’année scolaire.
Echos musicaux de jazzmen parisiens, et non des moindres, sur la scène du théâtre Charles Dullin venus étonner les oreilles d’un public amené à entrer en littérature par un « jazz poem » écrit par l’invité d’honneur Enzo Cormann. Plus étonnants encore les smarties peints au sol et autres mots croisés éphémères brillamment réalisés par les plus jeunes qui ont guidé les pas d’un nombre record de lecteurs venus échanger à Chambéry avec leurs auteurs sur les romans lus dans l'année.

Quatre jours qui ont rempli une vingtaine de lieux publics dans Chambéry des échos d’échanges passionnés autour de la création littéraire, quatre jours qui bousculent, qui interpellent, quatre jours de pérégrinations littéraires dans la ville,
Quatre jours de fête de la Soute au Parc de Buisson rond, quatre jours d’expositions, de rencontres thématiques où chacun aura trouvé matière à satisfaire son goût pour les livres et les rencontres.

Véronique Bourlon, directrice du Festival

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sur le Festival du premier roman de Chambéry-Savoie qui s'est déroulé du 14 au 17 mai 2009
site cataluna 2009 - images le cicero

22 juin 2009

Y a-t-il un poète dans le bazar ?

 

Sans titre.

Sans titre. par Michelle Grangaud

Mon admiration pour l’œuvre de Roubaud est
Illimitée, comme peut l’être également
Celle que je ressens envers Emmanuel
Hocquard, l’un des plus grands poètes de ce temps
En français, langue qu’il honore et magnifie.
L’un et l’autre sont mes amis ; d’autres exclus
Le sont aussi ; mon amitié pour eux vient de l’
Estime que j’éprouve pour ce qu’ils écrivent.

Grand merci, cher Le Pillouër, qui faites pa
- Rtie des poètes qui par leurs écrits m’inspirent
Aussi une amitié toute — confraternelle ?
— Non, mais disons plutôt sororale, c’est mieux.
Grand merci ; cependant, voyez-vous, je ne peux
Accepter votre aimable hospitalité sans
Un item important, qui doit préciser que
De conflits, j’eus ma claque : en peux plus, n’en veux plus.

Même en poésie, oui, surtout en poésie.
Gravement, et toujours amicalement vôtre.

Le commentaire de sitaudis.fr

Sollicitée pour publier sur le site, Michelle Grangaud répond par un début de oui recevoir.

le commentaire d'Orlando : bof...
Grangaud est assez connue dans la poésie française contemporaine.
Noter la double affectation, 1. De compter douze syllabes et d'aller à la ligne, ce qui fait des dodécasyllabes, dit Mallarmé, non des alexandrins. et 2. De commencer chaque ligne par une majuscule.
Pourquoi ? Pour "faire" poésie ? Ou pour s'en moquer ?
Re bof...

13 juin 2009

Pas de toute dernière fraîcheur...

Philippe Sollers et Cecilia Bartoli

Rencontre

Elle venait de triompher à Paris avec Vivaldi. Il partait pour Rome présenter au pape sa Divine Comédie. De leur rencontre est né cet échange autour de la voix, de la musique du XVIIIe et d´un certain art de vivre. Témoin de ce duo impromptu, Patricia Boyer de Latour.
C´est une rencontre comme on en rêverait dans un roman de Sollers...


Et puis voilà, ça arrive dans la vie ! Ils avaient rendez-vous dans une maison amie, au fond d´un jardin, un soir d´automne. Ils ont parlé, elle a chanté pour lui, et ils ont beaucoup ri. Moments délicieux, tourbillons de gaieté entre une divine toute simple et un diable d´homme en réalité deux vrais généreux. Par chance, nous étions là. Alors, écoutons-les. Et musique !

 

Philippe Sollers et Cecilia Bartoli (photo)

Madame Figaro du 18 Novembre 2000

Lire tout l'article (interview de Cecilia Bartoli et Sollers) :  http://www.philippesollers.net/bartoli.html

10:22 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1)

11 juin 2009

Ya bon la France

 

Moussa Lebkiri - conteur humoriste


" LA FRANCE AUX COULEURS BERBERES"

UN EVENEMENT 2009
un succès grâce à vous

Avec "Y A BON LA FRANCE"
la nouvelle pièce de Moussa Lebkiri, mise en scène Smaël benabdelouhab, avec Assia Guemra, danseuse
Moh’ est amoureux de Marianne… Marianne de France !
Elle lui a donné l’amour de sa démocratie dans un  bouquet bleu, blanc, rouge. 
Des promesses d’avenir plein de lendemains qui chantent juste, une carte d’identité et un certificat d’intégration.
Moh’ croit fort en cet amour et à ses  valeurs républicaines.
Pour elle, il oublie son passé et rejette Mnémosyne la mémoire de ses origines
qui ne cesse de le persécuter.Mais voilà, Marianne à de mauvaises fréquentations.
Elle le trompe et flirte avec les chiens du racisme et les macs de la xénopholie…Moh' n'aime plus Marianne.
Orphelin de la république, il se réfugie dans un intégrisme séducteur de banlieue et pour  son salut fera t-il le grand saut ?
« Y’a bon la France »
est  une comédie satyrique où le rêve interroge notre réalité.
Moussa Lebki

 

 

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Moussa lebkiri
au Festival d'Avignon 2009 du 8 juillet au 30 juillet : "Le jardin des roses et des soupirs" au théâtre de l'Alizé
et "les Mahbouleries" Espace Saint martial


 


a




































 

10:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

mensonge, oubli, mémoire...

 



BENJAMIN STORA
Entretiens avec Thierry Leclère

LA GUERRE DES MÉMOIRES
La France face à son passé colonial


Le livre :
Harkis, pieds-noirs, descendants d’esclaves ou petits-enfants de colonisés…, la guerre des mémoires enfle. Chaque communauté, réelle ou autoproclamée, réclame une stèle, un mémorial, une loi. Communautarisme ! Atteinte à la République !

Maladie de la repentance ! Tandis que les uns crient au sacrilège, des associations noires et des enfants de l’immigration post-coloniale revendiquent simplement leur place dans le récit national.

Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l’historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d’Algérie et de la question coloniale, décode cette formidable foire d’empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d’arrière pensées politiques.

Comment se vivre comme descendant d’esclaves ou comme fils et fille de colonisés ? Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture « thérapeutique » de l’histoire ? Qu’est-ce qu’être Français, aujourd’hui ?

Un débat du présent, qui concerne chacun d’entre nous car il interroge le nouveau visage de la France.

Les auteurs :

Benjamin Stora
est professeur d’histoire du Maghreb et de la colonisation française à l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales).
Thierry Leclère, journaliste, est grand reporter à
Télérama.
Il est aussi auteur et réalisateur de documentaires pour la télévision.

éditions de l’aube - Diffusion Seuil
8,90 €

 


 

 

09 juin 2009

Connaissez-vous Julien Blaine?

1 N TRi AU MAC.jpg

08 juin 2009

Petits enfants de Duchamp


source : http://jdepetris.free.fr/index.html


Uly Paya

Weekend business of a surrealist

 

 

 

 

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05 juin 2009

Elle cul Erre

Novlangue tentaculaire

Ancien chirurgien, éditeur, écrivain, amoureux de Paris, Eric Hazan a donc pris son bistouri à plume pour ouvrir le corps du langage dominant (politique, médiatique, publicitaire, etc.) : l’opération chirurgicale est réussie, il ne lui restait plus qu’à recoudre et à fabriquer son livre sur « la propagande du quotidien » (Editions Raisons d’agir, 6 euros).

La LQR est le nom du symptôme mis à jour : Lingua Quintae Republicae, formé sur celui de la LTI, Lingua Tertii Imperii, la langue spécifique du Troisième Reich, analysée dans son journal, de 1933 à 1945, par Viktor Klemperer, « professeur juif chassé de l’université de Dresde ».

Or, la LQR est, pour Eric Hazan, un ensemble de concepts, idiomes, expressions, métaphores, euphémismes, « mots-masques », destinés à camoufler, transformer, dévier, faire glisser les intérêts du système néolibéral qui ne saurait entendre, voir ou lire les mots bruts de décoffrage de la réalité sociale.

« Dans le succès de la novlangue, la concentration des principaux « outils d’opinion » français entre très peu de mains - quatre ou cinq bétonneurs, marchands d’armements, avionneurs, grands financiers - a certes son influence, mais l’explication n’est pas suffisante. »

Car l’on décèle une « communauté d’intérêts » et « de formation » où le langage libéral - disons alors la novlangue tentaculaire - est l’instrument lui-même de la soumission imposée au plus grand nombre.

« Une réforme est souvent présentée comme le moyen de sortir d’une crise. Cet autre mot-masque est issu du vocabulaire de la médecine classique : la crise est le bref moment - quelques heures - où les signes de la maladie (pneumonie, thyphoïde) atteignent un pic, après quoi le patient meurt ou guérit. Etendu à l’économie et à la politique, le terme de crise a longtemps désigné à juste titre un épisode grave mais limité dans le temps : la crise de 1929, si paradigmatique qu’on l’appelle encore parfois « La Crise », fut un moment d’exception où l’on vit des banquiers sauter par les fenêtres - ce qui ne s’est malheureusement jamais reproduit. »

L’emploi du mot « post » est à cet égard très pratique : « Selon la vulgate néolibérale, nous vivons dans une société post-industrielle. Faire disparaître l’industrie a bien des avantages : en renvoyant l’usine et les ouvriers dans le passé, on range du même coup les classes et leurs luttes dans le placard aux archaïsmes, on accrédite le mythe d’une immense classe moyenne solidaire et conviviale dont ceux qui se trouvent exclus ne peuvent être que des paresseux ou des clandestins. »

Eric Hazan s’amuse alors au chamboule-tout : les directeurs du personnel devenus DRH, directeurs des ressources humaines, « parenté curieuse entre les théories néolibérales du « capital humain » et la brochure de Staline longtemps diffusée par les Editions Sociales, L’Homme, capital le plus précieux », débusque « l’essorage sémantique » et la prolifération des locutions adoucissantes du genre médiation sociale, cohésion sociale, chantiers sociaux (traduire « licenciements »)...

Dans le domaine artistique, Eric Hazan cite Jean Clair stigmatisant l’atelier d’André Breton comme image de la déroute d’un savoir « qui avait, en Occident, pendant quatre siècles, lentement ordonné l’art et ses productions ».

Ainsi, « dans la novlangue la plus distinguée, la boucle est bouclée. Comme l’écrit Lyotard, il y a « dans les invitations multiformes à suspendre l’expérimentation artistique, un même rappel à l’ordre, un désir d’unité, d’identité, de sécurité, de popularité » (Le postmoderne expliqué aux enfants, Paris, Galilée, 1988, Le Livre de poche, Biblio essais, p.13.). L’art, c’est l’art occidental, représentatif et transcendantal. Pas question de descendre dans la rue avec les nègres et les aliénés. »

La politique n’est pas épargnée par ce jeu de massacre : « Villepin, auteur d’un livre que la critique aux ordres a qualifié d’humaniste (Le Requin et la Mouette, Paris, Plon, 2004), souhaite parvenir à « 20 000 éloignements (admirez l’euphémisme) d’étrangers en situation irrégulière en 2005 » et insiste pour que les préfets s’assurent de « la validité des certificats d’hébergement » (Le Monde, 10 décembre 2004). Ma famille et moi-même devons notre survie à des fonctionnaires de la mairie de Marseille qui ont pris le risque, en 1943, de ne pas obéir à pareilles injonctions. »

Grâce à trois modes opératoires du système mis sous la lumière de son scialytique implacable par notre chirurgien « expressionniste » : l’évitement des mots du litige, le recollage permanent des morceaux, le recours à l’éthique, la manœuvre est éventée, même si les supports et les « victimes » de la LQR demeurent innombrables.

« Cohérente et mégaphonique, cette langue souffre pourtant d’un lourd handicap, écrit encore Eric Hazan : elle ne doit surtout pas apparaître pour ce qu’elle est. L’idéal serait même que son existence en tant que langage global ne soit pas reconnue. »

Alors, comment s’en débarrasser ?

Dominique Hasselmann - 20 mars 2006

04 juin 2009

J'aurais voulu être égyptien

 

Le Marathon des mots - 10 au 14 juin 2009 - Toulouse

Présidé par Olivier Poivre d’Arvor, le Marathon des mots de Toulouse, qui se déroulera du 10 au 14 juin 2009, consacre sa 5e édition à la vitalité littéraire des villes du Caire et d’Alexandrie. Le festival propose un parcours, entre rêverie et réalité, rythmé par des lectures, des rencontres et des débats autour des éditeurs et auteurs égyptiens. Parmi eux, l’écrivain Alaa El Aswany qui publie J’aurais voulu être égyptien, aux éditions Actes Sud.

Rens : Le Marathon des mots,
4 rue Clémence Isaure,
31000 Toulouse.
Tél : 05 61 99 64 01.
Pour en savoir plus : www.lemarathondesmots.com

 
Source :
 
 

 

03 juin 2009

Vieux motard que j'aime, hé !

 

Les Assises internationales du roman, du 25 au 31 mai 2009

 

Le roman : hors frontières. Comment le roman nous parle-t-il du monde ? De quelle façon la littérature peut-elle non seulement refléter la réalité, mais aussi, pourquoi pas, la transformer ? Les Assises internationales du roman se sont dessinées autour de ces questions, et de ce constat : le roman n’est pas mort, ni même agonisant, mais vivant, vivace et indispensable, tant du point de vue esthétique que politique, au sens large du terme. Car la littérature ne se contente pas de représenter le monde, elle l’éclaire et tente d’en percer les mystères. Elle en fait saillir les paradoxes, les profondeurs inattendues, les contradictions et les douleurs, plus clairement que beaucoup de traités. Outil de compréhension, en même temps que support de rêve, le roman est un lieu de liberté.

 


Voir aussi

Commentaire d'Orlando : Ce qui est dit ci-dessus du roman est vrai pour la poésie, pour le théâtre, pour la philosophie...pour la littérature.

Et ça se passait chez moi ! Grrr !!! Allez voir la villa Gillet.

 

02 juin 2009

Amélie Nothomb

 

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06:41 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1)

01 juin 2009

POLITIQUE !!!

La politique considérée comme un des Beaux Arts ! Est-ce possible ? Oui, la preuve, on le fait sur Arts Poésie Mouvement..
 
 
 
Voici deux messages récents :
 
 
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La Politique est-elle une branche de la Poésie ? OUI !

Je suppose que plus d'un d'une va sauter au plafond en lisant cette phrase. Et
pourtant je persiste et signe, comme on dit. La discussion est ouverte.Et en
conséquence la rubrique "Politique" est ouverte ici même et maintenant.
 
134
 
Tu n'es pas membre du groupe Arts Poésie Mouvement, je t'invite à le rejoindre
car je vais y ouvrir une rubrique "Politique", où la politique sera envisagée
sous l'angle artistique, les personnages historiques, De Gaulle, Churchill,
Hitler, Staline, et plus près de nous Bush pàre et fils, Mitterrand, THatcher,
Sarkozy et bien d'autres seront considérés comme des grands créateurs de visions
et sculpteurs de foules. On commencera par cette discussion sur le réseau
Voltaire ( j'ai soulevé là une pierre sans soupçonner ce qui allait s'en
échapper !)A bientôt, si tu veux bien.O.