19 mars 2005
L'offense lyrique de Marina Tsvetaïeva
Ce poème de Marina Tsvétaieva me touche profondément. Il a été écrit à Moscou en 1918 alors qu'elle n'était pas encore exilée. Mais on ressent déjà son exil intérieur. je ne sais ce que vous en pensez... J'aimerai beaucoup connaître votre opinion sur ce poème, discutons ensemble. Je pense que la poésie de Marina Tsvétaieva fait partie de celles qui sont à méditer... Sa biographie dans le site de Teri Alves, nous aidera à mieux la connaître : http://tsvetaeva.free.fr/biographie.html
Je suis. Tu – seras. Entre nous – un gouffre.
Je bois. Tu as soif. S’entendre – en vain.
Dix ans, cent millénaires nous séparent. –
Dieu ne bâtit pas de ponts.
Sois ! – C’est mon commandement.
Laisse-moi passer, je n’écraserai pas les jeunes pousses.
Je suis. Tu – seras. Dans dix printemps, tu diras :
- je suis ! Moi, je dirai : - C’est trop tard.
6 juin 1918
Marina Tsvétaïeva, dans L’offense lyrique, éditions fourbis, page 86
09:40 Publié dans Voix du monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires
Un poème rebelle ! empli de peine existentielle.une vie mouvementée ,douloureuse..
y'a t'il d'autres textes de cette poète à nous offrir Céci? merciii.
Ecrit par : ali | 21 mars 2005
merci de citer MT ! j'y suis très sensible, car j'étais un passionné d'elle à une époque. M'est resté le projet dingue de la traduire...
À propos, de qui est est la trad. que tu as mise ici ?
Merci encore.
Bises
Philippe
Ecrit par : Philippe Le Moigne | 23 mars 2005
malheureusement, je ne sais qui est le traducteur. Juste que c'est présenté par Henri Deluy. Il est peut être le traducteur dans le même coup !
Ecrit par : Cécile | 23 mars 2005
Les commentaires sont fermés.