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22 décembre 2004

Existe-t-il une ou des littératures berbères ?

Dans le forum, Ali nous présente la poésie Amazighe (berbère).

Existe-t-il une ou des littératures berbères ?

De par la diversité (ou plutôt la pluralité) des langues et parlers, il serait scientifiquement plus justifié de parler de « littératures berbères », dans leur ensemble, nous ont été connues grâce à un travail opiniâtre de différents collecteurs, qu’ils fussent des amateurs éclairés et souvent passionnés ou bien de bons spécialistes souvent rigoureux dans leur domaine de prédilections (universitaires, folkloristes au sens anglo-saxon du terme). Les recueils et les études d’essence académique, comme l’a montré A. Bounfour (Introduction à la littérature berbère, Louvain-Paris, 1999, p. 1), qui ont eu pour objet les littératures berbères ont traité de ces dernières « comme un champ documentaire souvent sommé de révéler la mentalité des Berbères, leur mode de vie, leurs mythes et leurs croyances ». Mais il ne s’agissait pas que de cela ; des spécialistes à l’instar de P. Galand-Pernet (Littératures berbères. Des voix, des lettres, Paris, 1998) ont sensibilisé toute une génération de chercheurs à des études d’esthétique et autres fonctions des poèmes et des chants berbères.

Par Ouahmi Ouldbraham.

Source : www.berberemultimedia.fr

Et pour entrer dans le vif du sujet, Ali nous présente Si Mohen

Ceci est mon poème;
Plaise à Dieu qu'il soit beau
Et se répande partout.

Qui l'entendra l'écrira,
Ne le lâchera plus
Et le sage m'approuvera :

Que Dieu leur inspire pitié;
Lui seul peut nous en préserver :
Qu'elles nous oublient, nous n'avons plus rien !


Le vers est dans le fruit

Une bagarre avait commencée... Orlando continue sa présentation avec le vers libre...

Ainsi, on peut sans trop de risque faire le pari suivant : si on présente en prose n’importe quel poème voulu par son auteur en vers libres, tout lecteur non averti (ne connaissant pas l’original) n’y verra que du feu.

Est-ce à dire que les poèmes en vers libres ne sont que de la prose découpée ? Non, non, la plupart du temps non.

Le lecteur est fondé à penser que le poète vers libriste, arrivant au n.ième mot de sa ligne, à la n.ième syllabe, ressent l’impérieuse nécessité d’aller à la ligne. Il faut espérer qu’il ne prend pas cette décision au hasard, ou seulement pour que son texte ne ressemble pas à de la prose. Le retour ( appelons entrée le début d’un vers libre, et retour le fait d’aller à la ligne pour une raison autre que la fin d’un paragraphe –pour cause de vers libre, et non de prose) , le retour doit avoir une valeur poétique. Soit que le vers ainsi délimité par une entrée et un retour ait précisément le rythme voulu, soit que le dernier mot du vers ou le premier du suivant est affecté d’une valeur expressive , ou mieux encore pour les deux raisons, rythmique et expressive. Si aucune de ces deux valeurs n’est reconnaissable, le retour peut encore représenter un trait stylistique : le style c’est l’homme, n’est-ce pas, et une prédominance d’un certain type de vers, ou une certaine façon de les mêler, peut être caractéristique de certain auteur.

Si le lecteur ne trouve ni rythme ni expressivité dans un ensemble de vers libres, il peut encore espérer y rencontrer un style. Mais si de surcroît le style est lâche, indéfini, alors il ne reste plus qu’à classer ce vers dans le dossier « Prose découpée », ne visant à avoir l’air d’un vers que pour que le texte ait l’air d’un poème. D’où se déduit l’impératif catégorique du vers libriste :

Ton vers doit être l’image de ta personnalité. Et il doit aussi souvent que possible être expressif par son rythme, et par la position stratégique de mots ou expressions choisis.



…à suivre…

22:29 Publié dans PROSES | Lien permanent | Commentaires (0)

Le rocher de Michel

Dans le groupe Ecrits-Mage, Michel a mit des mots sur le célèbre tableau de Magritte.

lerocher.pdf

Superbe, n'est ce pas ?

Sur le même tableau, voici ce que Stéphanie a composé

Prisonnière de tes chimères,

tu trônes sur ce rocher austère

impuissante à brider les flots

qui fouettent le ciel de leurs sabots.



Tu invites la lune à tes repas solitaires

abreuvant la nuit de quelques prières

confondant l'agonie de ces jours longs à se taire

pour espèrer renaître Châtelaine d'hier.



Les yeux fermés sur ton exil suspendu,

aux morsures profondes d'une mer déchaînée,

tu t'endors fatiguée d'avoir tant attendu

que ce rocher se brise sur une autre destinée.

Poésie roumaine - Georges Alboiu

LE GRAND RENONCEMENT

Il y a du grand renoncement dans ce crépuscule, de la déception

la chair m’est lourde chimère

comme il est étroit le ciel, comme les astres sont peu nombreux,

je m’éloigne et ils s’éloignent

dans le même renoncement.

Triomphante est la pierre, triomphante est la nuit

et l’oiseau et la croix qu’il porte en volant

et le grand rayon de la mort qui fleurit

de blanches vierges dans les jardins.



Et il y a du renoncement dans ce crépuscule, de la déception



Le ciel s’abîme en lui – elle est tellement étrange

sa douleur comme si elle me connaissait.

Je ne m’en étonne pas, réconfort

Eternelle est ma naissance et éternelle

Déception est ma mort



Extrait de " terrible apothéose ", 1973

George Alboiu dans Poètes roumains contemporains, choix et présentation d’Irina Petras, éditions Ecrits des forges, page 18

Hiver ivre de Patrick Packwood

hiver ivre


flegme le froid morsure serrée sur les dents
traces de vapeur au vent les paroles le vent
arbre pomme serpent indistincts des branches nues


pesanteur des nuages surface gelée en étau
au pays blanc des yeux lèvres flocon en écho
le pic à glace ouvre les estafilades convenues


un voile dans la tourmente pudique les tourments
rat d'eau noyer dur bois la méduse sur un radeau
vogue sur les bancs de neige borde chaque avenue



Patrick Packwood

- 16 décembre 2004 -

Les châteaux d'EcritsMages

Non, ce ne sont pas les châteaux des Rois Mages, mais leur étoile est un grand peintre, Magritte. Orlando nous invite à écrire sur un de ces tableaux, nous avons eu des réponses, et Pikkabu nous a envoyé un bien beau poème sur un autre "château" de Magritte. Alors, venez ajouter vos mots à l'image, et Léah ou Cécile se feront un plaisir d'intégrer vos mots au tableau.
Sur EcritsMages, actuellement en cours, le transfert de liens sur le Forum de notre Micronésie, pour accèder (depuis le forum) à des fichiers pdf.jpg lisibles par tous et protégés en écriture.
En projet une proposition de Didjeko : créer une affiche à partir d'un poème de Robert Desnos, lisible sur le fil "Poètes de la Résistance/Robert Desnos"
http://forum.aceboard.net/p-85945-1849-1560-0.htm#id8406

19 décembre 2004

Les derniers messages du forum

13:30 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (0)

18 décembre 2004

Alain Borne

Sur le forum, Léah, fidèle à son poste, poursuit la présentation des poètes de la résistance avec Alain Borne. Vous y trouverez une présentation de cet auteur détaillée et des poèmes... en voici un extrait.

LES ORTIES, LA FUMEE

Les orties, la fumée,
Les épines fleuries,
La cendre, l’herbe
dans tant d’absence éparse,
une dépouille humaine,
une rencontre nue,
un écho de plaisir,
une fleur animale,
deux yeux perdus,
un été familier,
une mesure d’ombre,
un soleil limité.
Boire très calme
la foudre inattendue ;
la tige découverte après l’étang de pierre,
et revenir encore à l’incendie parfait,
rêveur sous la paille,
et vénérer la paille où l’incendie se fait,
tenter contre la mort ce simple appareillage
Où ne pendent aux mâts que des voiles de flammes
Quelqu’un au bord du vertige,
une doublure agile,
un miroir de blessures.

(Seghers, 2004)

Marie-Claire Bancquart

Orlando, sur le forum nous présente Marie-Claire Bancquart.

Poète, romancière et essayiste, Marie-Claire Bancquart a été Professeur de littérature française successivement aux Universités de Brest,
Rouen, Créteil, Nanterre, Paris-Sorbonne. Actuellement professeur émérite à la
Sorbonne (Paris-IV)


Elle vient de publier aux éditions du "Temps qu'il fait" une importante anthologie personnelle, sous le titre "Rituel d'emportement"

Un poème de "COMME SI LE MATIN SERVAIT TOUJOURS" :

Cette impression râpeuse qui nous prend
d'équivalence
entre le beau tableau et la courtepointe en patchwork.

Nous sommes râpés fin nous aussi

nous nous souvenons des doubles vitres des maisons russes

entre elles
des insectes crevés
miettes
le long des rainures

nous :
des fragments
enfermés
dans la mince atmosphère.


Je vous donnerai d'autres lectures de MC Bancquart. Le peu que j'en connais est toujours marqué de cette angoisse devant le néant. Une écriture de qualité en tout cas, vraie, forte , sans chichis.O.

Allez vite consulter ce fil, d'autres poèmes et surprises vous y attendent.

Présentation de rené Guy Cadou par Isa

René-Guy CADOU ou le poète de l'effusion, pourrait-on écrire au sortir de sa lecture, tant sa poésie a l'accueil chaleureux.

« J'appelle effusion cette fraternité d'armes qui existe entre le poète et son lecteur, cette promptitude que le poète apporte à se placer dans un terrain découvert où toutes les balles sont pour lui ».

La position poétique serait-elle donc à ce point dangereuse que l'effusion y devienne effusion de sang ? Sans doute car la création est une passion au sens entier du terme, la souffrance solitaire d'une sensibilité exacerbée qui trouve en elle-même sa justification et son bonheur, l'impérieuse nécessité d'une recherche qui, innocentée de toute préméditation, ouvre la voie à son lecteur.

"La création poétique est à proprement parler une passion, c'est assez dire par là le peu de cas qu'elle fait du calvaire, de la crucifixion et de la renommée. Elle n'est pas dirigée dans l'espoir d'une survie, elle est dans son sommet cette survie même".


Cette passion, c'est l’œuvre de la nature, qui "fait volontiers oeuvre de son sexe et toujours dans le sens d'une fécondation... Toutes les souffrances de l'enfantement sont pour le poète". C'est en elle que la poésie de CADOU prend sa source, là qu'elle s'enracine, et si profondément, dans cette nature aimée comme une part de lui-même, dans cet univers élémentaire et essentiel à l'harmonie duquel il se sent participer.

Car CADOU a toujours voulu demeurer un rural, un homme qui préfère aux clinquantes promesses de la ville non pas l'isolement, mais la bruissante compagnie de la campagne.

"Ah ! je sens bien que je suis trop profondément enraciné pour remonter comme un bouchon de liège sur le saladier de punch de la ville. »
« Pourquoi n'allez-vous pas à Paris ?
- Mais l'odeur des Lys ! Mais l'odeur des Lys !
Mais moi seul dans la grande nuit mouillée
L'odeur des Lys et la campagne agenouillée
Cette amère montée du sol qui m'environne
Le désespoir et le bonheur de ne plaire à personne
Tu périras d'oubli et dévoré d'orgueil
Oui mais l'odeur des Lys la liberté des feuilles ! »


La campagne est pour lui un monde familier dont rien ne lui est étranger, où rien ne le laisse insensible, ni les gens, ni les bêtes, ni les choses. Il a passé les dix premières années de sa vie en Brière, aux marges "du grand livre des marais" et en a gardé pour toujours l'âme un peu nostalgique, penchée vers l'enfance, attentive aux silences humides de ces pays secrets.

I1 ne vivra à la ville, Nantes la proche métropole, qu'entre sa dixième et sa vingtième année. Triste période sans doute, puisqu'il y perdra successivement sa mère et son père. Ce sera aussi le temps "des tristes salles du collège où officiait, entre huit et onze heures, un prêtre en veston, agrégé de lettres ou de philosophie" "réduisant les tragédies raciniennes à des colloques de Jésuites. Mais c'est encore à Nantes qu'il rencontrera le poète Michel MANOLL, dont la librairie recueillera bien souvent le lycéen buissonnier. MANOLL l'aidera à reconnaître en lui cette passion de la poésie à laquelle il s'abandonnera tout entier désormais.

A vingt ans, il commencera la vie d'instituteur de campagne qu'il mènera jusqu'à sa mort. Sa maison d'école à Louisfert, le village de Loire-Atlantique où il se fixe finalement avec sa femme Hélène, devient chaque soir quand il écrit (et il écrit presque tous les soirs), non pas le lieu fermé d'une méditation repliée sur elle-même, mais plutôt "l'avant d'un navire qui fend les hautes vagues de la campagne".

Il y a un mysticisme certain dans l’œuvre de CADOU, surtout depuis ses échanges et son unique rencontre avec le poète Max JACOB, et Dieu lui est un interlocuteur familier.
"
Mon Dieu ce n'est pas parce que tu as coupé ta barbe
Rouge et verte comme des côtes de rhubarbe
Ni parce que tu ne te vêts plus à l'antique
Comme les jeunes gens dans les sociétés de gymnastique
Que je ne suis plus capable de te reconnaître
Pauvre rouge-gorge à la croisée de la fenêtre".


Mais bien plus que d'un christianisme classique, c'est d'un panthéisme implicite qu'est imprégnée toute la poésie de CADOU, d'un humanisme si profond qu'il ne se limite pas même à l'humain mais vise à retrouver l'essentielle harmonie des lois élémentaires de la nature. Aussi l'amour du poète, fondement de toute sa création, est-il un amour à longue portée qui balaie le monde familier, le dématérialise en le rendant à la dimension humaine, en même temps qu'il ouvre l'homme et sa pensée sur l'universel. Le souci d'élargir sa poésie, de lui accorder l'espace nécessaire à cette communauté spirituelle, se retrouve à maintes reprises dans son oeuvre.

« Qui dit poésie, dit poésie habitable. »
« Donner à sa poésie de l'ouverture. Et pour cela ne pas craindre de sacrifier à l'esthétique des pans de murs entiers ».


Ainsi nul intellectualisme chez ce poète d'aucune école qui récusa très vite l'esthétisme pour fonder sa poésie sur la spontanéité du sentiment, sur une intuition qui fait fi de la fameuse et stérile distinction de la raison et de l'instinct.

Réunification à l'échelle individuelle qui fait en quelque sorte pendant à son vaste projet panthéiste. Que l'amour soit à la base de toute sa création ne signifie cependant pas pour CADOU qu'il ne faille pas dépouiller la poésie d'une certaine surcharge émotionnelle. Il se baptise lui-même surromantique, terme qu'il définit ainsi :
"J'appellerai surromantique toute poésie qui, ne faisant point fi de certaines qualités émotionnelles, se situe dans un climat singulièrement allégé par le feu, je veux dire ramenée à de justes proportions, audible en ce sens qu'elle est une voix, aussi éloignée de l'ouragan romantique que des chutes de vaisselle surréalistes".


Cette voix doit avoir valeur de chant, d'incantation, et être "portée par un rythme suffisamment agissant et voisin des battements du coeur, jusqu'au moment unique où son chant rejoindra l'universel concert". Ainsi doit-on retrouver la simplicité fondamentale du sacré.

On comprendra aisément que les conceptions de CADOU quant à la création se traduisent par une volonté souvent réaffirmée de rendre la poésie au plus grand nombre.
"La poésie sera mémorable ou ne sera pas, attendu que cette formule vaut pour le peuple tout entier et non pour une mince catégorie d'amateurs ..."

Aussi René Guy CADOU, qui ne conçoit "pas la poésie sans un miracle d'humilité à la base", ne recherche-t-il guère la perfection esthétique, qui éloigne de la dimension humaine.
"J'écris comme on laboure et peu m'importe que le sillon fasse une courbe si celle-ci prolonge le rêve intérieur des semences".

Reste à découvrir par chacun ce chant simple et profond, chant de « pleine poitrine », afin que se réalise l’espoir tranquille du poète :
« J’écris pour des oreilles poilues, d’un amour obstiné qui saura bien, un jour, se faire entendre. »


Par Isa

La suite sur le forum

Poésie roumaine - George Alboiu

LE GRAND RENONCEMENT

Il y a du grand renoncement dans ce crépuscule, de la déception

la chair m’est lourde chimère

comme il est étroit le ciel, comme les astres sont peu nombreux,

je m’éloigne et ils s’éloignent

dans le même renoncement.

Triomphante est la pierre, triomphante est la nuit

et l’oiseau et la croix qu’il porte en volant

et le grand rayon de la mort qui fleurit

de blanches vierges dans les jardins.



Et il y a du renoncement dans ce crépuscule, de la déception



Le ciel s’abîme en lui – elle est tellement étrange

sa douleur comme si elle me connaissait.

Je ne m’en étonne pas, réconfort

Eternelle est ma naissance et éternelle

Déception est ma mort



Extrait de " terrible apothéose ", 1973

George Alboiu dans Poètes roumains contemporains, choix et présentation d’Irina Petras, éditions Ecrits des forges, page 18

Traduction de Gladys Casely-Hayford par Léah

Sur Voixdumonde, Léah nous a présenté et traduit ce beau poème de Gladys Casely-Hayford, poète qui nous vient d'Afrique de l'ouest. Orlando a aidé Léah à améliorer la traduction.

Rejoice


Rejoice and shout with laughter

Throw all your burdens down,

If God has been so gracious

As to make you black or brown.

For you are a great nation,

A people of great birth

For where would spring the flowers

If God took away the earth ?

Rejoice and shout with laughter

Throw all your burdens down

Yours is a glorious heritage

If you are black, or brown


Réjouis-toi et éclate de rire

Laisse tomber ton fardeau

Puisque Dieu a été assez miséricordieux

Pour te faire noir ou basané.

Tu es une grande nation

Un peuple de haute lignée

D’où surgiraient les fleurs

Si Dieu reprenait la terre?

Réjouis-toi éclate de rire

Laisse tomber ton fardeau

C’est un glorieux héritage que le tien

Que tu sois noir ou basané.



Gladys Casely-Hayford. Née en 1904 au Ghana, de parents écrivains. Institutrice, avec sa mère, dans une école de filles à Freetown (Sierra Leone) Ses poèmes reflètent sa vie dans cette ville, spécialement ceux qu’elle écrit en Krio, un langage dérivé de l’anglais et parlé à Freetown. Morte en 1950 de la « fièvre des eaux-noires »


12:46 Publié dans Traduction | Lien permanent | Commentaires (0)

Portail de nuit

Sur Ecrits-Mages, Stéphanie et Patricia ont écrit à parti d'une photo présentée par Léah.

Le Portail de nuit de Stéphanie

Et celui de Patricia

Les poèmes sont de Stéphanie et Patricia, la création est de Léah, l'image de fond est sur
http://bloodsister.free.fr/lesfleurs.html
Avec de très belles images qui illustrent quelques poèmes de Baudelaire

17 décembre 2004

Le forum est né !

Venez vite consulter le nouveau forum de la Micronésie Poétique !


Au sommaire... Des chantiers de poésie :

La poésie française et contemporaine, animé par orlando
Poétes de la résistance, animé par Léah
René Guy Cadou, animé par Isa
La poésie Amazighe (berbère), animé par Ali
Le Surréalisme, animé par Cécile

N'hésitez pas à participer à ces chantiers et pourquoi pas à demander la création de votre propre chantier !

Autres rubriques : Les écrits-Mages animé par Léah et les Dires-Délires (nom à arreter) animé par Didjeko

Aussi pourquoi ne pas déposer vos micropoèmes travaillés sur le groupe Toujourslapoesie, le groupe de l'ouvroir entraidé.

N'hésitez pas à nous faire part de toutes vos suggestions. Elles seront les bienvenues.

La Micronésie Poétique

20:35 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (0)

12 décembre 2004

Quand l'écriture se fait image

Léah nous a déniché de superbes sites de calligraphie, émerveillons-nous devant cette magie entre écrits-mage !

Pour commencer, les arabes

http://www.google.fr/search?q=cache:6ErOpCeuYkkJ:calligra...

http://filoumektoub.free.fr/maghreb/calligraphie/callig.htm avec un lien vers les merveilles écrites par Hassan Massoudy et d'autres liens

http://www.fleurislam.net/pages/fr_accl.html

Les richesses de la BNF (un site à visiter aussi pour notre patrimoine de manuscrits enluminées) : manuscrits de poésie persane
http://expositions.bnf.fr/splendeurs/
Je vous laisse découvrir tout cela et enverrai d'autres liens bientôt !

J'ajoute un lien plus général vers toutes les expos virtuelles de la BNF
http://expositions.bnf.fr/


Un forum pour la Micronésie

En ce moment en Micronésie, nous avons une discussion importante sur la nécessité ou non de créer un forum parallèle aux activités des groupes. Reste à définir ce qui pourrait être dans un forum et ce qui doit être sur les groupes. Les deux pouvant être complémentaires... Un ouvroir à propos de ces questions est ouvert sur Toujourslapoésie.

Cécile

14:45 Publié dans Micronews | Lien permanent | Commentaires (1)

Portail de nuit

Voici la mise en page de Léah sur la photo Portail de nuit sur les poèmes de Patricia et de Stéphanie

portaildenuit_patricia.pdf

portail_de_nuit_stephanie_.psd.pdf

11 décembre 2004

La traduction poétique

je viens de trouver cet article très intéressant sur la traduction poétique

http://www.erudit.org/revue/meta/1998/v43/n2/003295ar.html

Je vous copie ici la conclusion


En conclusion, dans la traduction poétique, il faut commencer par voir la poésie comme la pensée la mieux organisée tant du point de vue linguistique que du point de vue esthétique, ou comme l'expérience sensible la plus hermétique. Cela est nécessaire pour être dès le début conscient du fait que la traduction poétique n'est pas exclusivement une activité faite sur le seul plan linguistique. En tant qu'elle est un acte de voir d'abord et de créer ensuite d'après un modèle qui nous montre à peine sa figure propre, elle devient nécessairement à la fois un art et une technique où interviennent nombre de compétences, qui vont du symbolisme linguistique au symbolisme phonologique. Elle est un art, parce qu'elle implique une originalité marquée par une certaine esthétique. Elle est une technique, parce qu'elle a ses règles et son esprit, conçus à la lumière des connaissances et des techniques acquises empiriquement. Cette caractéristique de la traduction poétique nous conduit forcément à procéder à une analyse juste et claire des problèmes posés par les contraintes susceptibles de provenir soit de l'art poétique proprement dit, soit du caractère descriptif et analytique du langage. Une telle analyse ne nous permet pas seulement de mieux apprécier la juste valeur du contenu connoté dans le texte source, d'aborder le problème dans sa perspective «sémiotico-sémanticiste» (Ladmiral 1979) et sa valeur stylistique, mais aussi de l'étudier plus consciemment et plus nettement sur son plan herméneutique qui se trouve à l'origine de l'analyse poétique. Elle permet, d'autre part, de saisir la nature et la dimension exactes de la création poétique, de mettre en oeuvre une pratique traduisante jugée à tous les niveaux et de voir les choses de l'oeil à la fois d'un théoricien et d'un praticien, chose nécessaire pour une activité de cette ampleur.


Trouvaille de Cécile




20:00 Publié dans Traduction | Lien permanent | Commentaires (0)

Aragon et la résistance

Le premier nom qui viendra à l'esprit quand on pense aux poètes de la Résistance est sans doute celui de Louis Aragon. Je vous invite à aller sur ce site, que j'ai trouvé très bien fait, très complet, sur la Résistance et plus particulièrement sur "L'Affiche Rouge" (cliquez sur le lien de la page d'accueil) Vous y verrez la célèbre affiche, lirez la lettre si émouvante de Alain Manouchian à sa jeune épouse Ménitée ; le poème d'Aragon inspiré par cette lettre, et vous l'entendrez chanté par Léo Ferré. Deux autres lettres : Olga Bancic à sa fille et Marcel Rayman à sa mère

http://perso.club-internet.fr/lfeld/index.html

Les yeux d'Elsa (Seghers, 1966, copyright de Louis Aragon 1942 -édition donc limitée et clandestine-)

"C'est précisement l'amour de la liberté qui me dicte de la défendre là où je suis"
Ces mots d'Aragon, écrits en 1942 dans la Préface aux Yeux d'Elsa, sont à double entente. Il prend le prétexte de la liberté de la prosodie dans ses recherches formelles sur l'alexandrin, (divisable ou non, en hexasyllabes par le système des rimes intérieures) pour énoncer cet amour et cette défense de la Liberté, laquelle n'était pas de ce temps-là.
Il le dit un peu plus clairement plus loin :
J'ai cherché, dans les conditions dramatiques de la poésie et du monde moderne, à donner corps à cette voix errante, à incarner la poésie française dans l'immense chair française martyrisée
Pour ce qui est des relations avec le "trover clus" évoquées par Aragon -et dont Orlando nous a déjà dit deux mots-dans cette Préface, ainsi que l'explication du poème central C, allez sur
http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/fran/auteursfr/ara...
Si l'auteur vous interesse vraiment , allez voir
http://khayyami.free.fr/francais/refs/Aragon_ristat.htm

Enfin je ne peux que vous conseiller de lire Les yeux d'Elsa, non seulement pour les poèmes qui comptent parmi les plus musicaux de notre langue (et les plus beaux poèmes d'amour quand il s'adresse à Elsa) mais aussi pour la Préface et les Appendices, dans lesquels Aragon nous donne une magistrale leçon de versification
J'ajouterai -retransmettant ci-dessous le message de Serge Marlot, que le poème "Pour un chant national" dédié à Alain Borne -poète de la Drôme et également résistant- fait allusion à Bertrand de Born, qui était trouvère. ENtre autres cette strophe
Alain Borne un pays sans borne
Ressemble à votre poésie
Où des demoiselles choisies
Comme au beau temsp de l'unicorne
Attendent un Bertrand de Born

Le message de Serge Marlot
Chez nous dans la Drôme, vécurent Aragon et Elsa triolet pendant l'occupation. Dans le village de Saint Donat fut hébergé sous un nom d'emprunt ce couple de résistants illustres dansla maison de Claire bret dont les témoignages sur la vie du couple en clandestinité sont très émouvants. Michel Bret , poète, était également présent.. Romans et Saint Donat gardent en mémoire les hauts faits et les menus détails de cette époque. La société Aragon et Elsa T; que préside Jean Ferrat, notre voisin d'Ardèche a il y a deux ans( j'en étais) organisé un colloque national sur le thème Aragon et la résistance. Nous venons de vivre en milieu novembre 2004, un deuxième colloque plus orienté sur Les liens entre les deux A/T et les autres poètes en résistance qui se trouvaient dans la région Principalement Alain Borne( de montélimard) etc.Trois très belles journées avec la présence du Responsable de l'édition romans d'Aragon Daniel Bougnoux en Pléiade et de Marie Thérèse Eychardchargée avec son époux de prépare la publication en pléiade également des oeuvres poétiques du poète (peu d'inédits mais un appareillage de notes important.. Sorti des deux tomes poésies en même temps ,en 2006. C'est un scoop!
Francesca Solleville et paco Ibanez ont chanté Aragon lors d'une très belle soirée à guichet fermé.
Je signale aussi la sortie d'une anthologievolumineuse intitulée: Pierre Seghers-La résistance et ses poètes (France 1940-1945)/
En deux parties
1-La résistance et ses poètes (édition remaniée,
et
2- Une anthologie de grande tenue avec des textes de tous les grnads et moins grands poètes en résistance.
Editions Seghers. sortie en mars 2004
SM
nota: il me souvient d'avoir (mais où) dans ma bibliothèque. Un épais recueil paru en POESIE 1 sur les poètes et la résistance.
SM

Pour finir, allez lire
http://www.franceweb.fr/poesie/aryeux.htm (Les yeux d'Elsa)
http://tristana07.free.fr/poetearagon.html (Cantique à Elsa, avec d'autres poèmes à Elsa qui ne sont pas dans le recueil des Yeux d'Elsa)
http://lebaiser.free.fr/angela/baiser-131.html (Les belles)
J'essaie de vous trouver d'autres liens vers les poèmes du recueil pour demain ! en attendant, bonnes lectures

Recherche de Léah
avec un message de Serge Marlot

Introduction au surréalisme

chateau.jpg


En guise d'introduction au surréalisme, j'ai trouvé ce superbe article sur le site de Silvaine Arabao :
http://membres.lycos.fr/mirra/surral.html

voici quelques extraits :

"En mars 1919, trois jeunes poètes, André Breton, Louis Aragon et Philippe Soupault lancent une nouvelle revue " Littérature " dans laquelle paraît le premier texte surréaliste: " Les Champs magnétiques ".

Ces jeunes gens ont en commun le culte d'Apollinaire et sont pénétrés de " l'esprit nouveau " . Ils ont participé à la rédaction de " Sic " et " Nord-Sud ", revues novatrices par l'originalité de la typographie et l'importance qu'elles accordent aux arts plastiques.

Les valeurs traditionnelles de l'art et de la littérature se trouvent brusquement contestées par ces jeunes artistes en quête d'autre chose... "

"Très vite toutefois ce nihilisme à tous crins ne satisfait pas pleinement les amis d'André Breton qui conduisent une recherche plus constructive. Déjà, en 1919, Breton et Soupault avaient rédigé conjointement " Les Champs magnétiques " suivant le procédé de l'écriture automatique : cette méthode, utilisée par les psychiâtres freudiens pour libérer le contenu de l'inconscient, avait été signalée à l'attention de Breton alors qu'il effectuait ses études de médecine.

On décide d'appliquer cette technique à l'écriture et on constate très vite que le langage issu des profondeurs inconscientes de l'être est d'une richesse métaphorique incomparable. "

"Dans son " Manifeste du Surréalisme ", paru en 1924, Breton définit en ces termes la démarche de son mouvement :

" (...) automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer soit

verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la

pensée ( ... ) Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines

formes d'associations négligées jusqu'à lui..." "


Recherche de Cécile
Tableau de Magritte - Le Chateau - dénichée par Orlando sur http://www.angelfire.com/ar/ernst/index.html